Nidal Hasan : Le tueur de Fort Hood (USA) sera fusillé en direct le 3 décembre 2026

Nidal Hasan : Le tueur de Fort Hood (USA) sera fusillé en direct le 3 décembre 2026

Nidal Hasan, condamné depuis 2013, sera exécuté en direct le 3 décembre 2026. L’annonce a été faite par Pete Hegseth, secrétaire à la Défense, lors d’une interview accordée à l’influenceur d’extrême droite Jack Posobiec le jeudi 8 octobre, et confirmée à l’AFP/Reuters par un responsable du ministère de la Défense sous couvert d’anonymat.

Washington franchit une ligne qu’il n’avait plus franchie depuis 1936. Le psychiatre militaire américain d’origine palestinienne, auteur de la tuerie de Fort Hood qui avait fait 13 morts en 2009, sera exécuté par peloton d’exécution. Une méthode que l’armée américaine n’a plus utilisée depuis 1945.

C’est le secrétaire à la Défense lui-même qui l’a confirmé dans une vidéo depuis le porte-avions USS Abraham Lincoln : « Il sera fusillé par des soldats, comme il se doit, et nous veillerons à ce que le public puisse y assister. Les gens doivent comprendre que ce genre d’actes entraîne de graves conséquences. »

Si Hasan attend depuis 13 ans dans le couloir de la mort de Fort Leavenworth, c’est qu’une exécution militaire doit être signée par le président. Barack Obama a refusé de signer. Donald Trump, lors de son premier mandat, a refusé. Joe Biden a refusé. Seul Donald Trump, lors de son second mandat, a accepté de signer l’ordre en juillet 2025.

L’armée dispose de deux modes : l’injection létale ou le peloton. Elle a choisi le peloton. La diffusion en direct constitue une rupture totale. Depuis 1936, les exécutions fédérales ne sont plus publiques. Le Pentagone assume : il veut faire un exemple.

Hegseth ne l’a pas annoncé à la presse traditionnelle, mais à un influenceur d’extrême droite. C’est une communication politique.

Hasan voulait devenir martyr. Ses avocats plaident la maladie mentale. L’ONU et l’ACLU dénoncent déjà une diffusion assimilée à un traitement cruel et dégradant, interdit par les Conventions de Genève.

Ce n’est plus une exécution, c’est une opération politique. L’administration veut punir sévèrement le « terrorisme islamiste interne » au moment où elle est accusée de crime de guerre à Minab.

La question n’est plus « Hasan va-t-il être exécuté ? », mais : les États-Unis peuvent-ils demander au monde de croire en leur justice pour Minab tout en organisant une exécution-spectacle 17 ans après les faits ?

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