Zinedine Zidane, premier gros raté à la tête des Bleus !
Il devait être le seul membre du staff de Didier Deschamps à poursuivre l’aventure avec Zinedine Zidane. Mohamed Sanhadji comptait en effet parmi les 23 membres dévoilés en août dernier dans la foulée de la nomination du nouveau sélectionneur. Ce dernier le tenait en très haute estime et l’avait vu débuter aux côtés des Bleus en 2004. L’ancien milieu de terrain avait d’ailleurs voulu qu’il prenne en charge sa sécurité personnelle alors qu’il évoluait à Madrid. Entendant rester fidèle à son attachement à la France, le policier avait refusé.
Figure incontournable de l’équipe de France depuis deux décennies, ce commandant de police de 57 ans était le gardien des secrets des Bleus. Des coulisses de l’affaire Pogba aux démêlés de Valbuena, en passant par les dossiers Benzema ou Griezmann, cet homme de confiance à la réputation d’incorruptible calmait les tempêtes et protégeait la vie privée des joueurs, qui le surnommaient « La République ».
Sa chute n’en est que plus brutale. Révélée par L’Équipe, l’enquête financière et disciplinaire qui le vise met en lumière des dérives massives. Tout bascule à l’été 2025 quand Le Canard enchaîné dévoile un don de 180 300 euros offert par Kylian Mbappé à cinq officiers de sécurité après le Mondial au Qatar. Sanhadji en perçoit la plus grande partie — 60 300 euros — sans la déclarer au fisc. Tracfin et l’IGPN s’emparent du dossier. Outre la fraude fiscale, la DGPN s’interroge sur son statut : détaché seulement 80 jours par an à la FFF, il continuait de percevoir son plein traitement de fonctionnaire.
Fin 2025, la police le met à la retraite d’office. Reconverti dans le staff de Didier Deschamps à titre privé, il est rattrapé par la justice. Le 16 septembre 2026, il est mis en examen pour recel de détournement de fonds publics, corruption active et passive, trafic d’influence et escroquerie. Il évite la prison grâce à une caution de 80 000 euros, mais son contrôle judiciaire lui interdit désormais tout contact avec le football.
L’instruction révèle un système bien rodé. Des perquisitions ont ciblé la FFF et Fayza Lamari, la mère de Kylian Mbappé. Entre 2020 et 2024, le « flic des Bleus » aurait soutiré plus de 300 000 euros à une quinzaine de joueurs (Lloris, Varane, Guendouzi, Mbappé…), prétextant un besoin urgent d’argent pour acheter sa résidence principale en mémoire de son père. Les écoutes téléphoniques ont brisé le mythe : Sanhadji cherchait en réalité à financer un investissement locatif, profitant de la crédulité des internationaux. Mbappé lui aurait ainsi versé un prêt de 120 000 euros via sa mère.
Et les demandes auprès des joueurs auraient été nombreuses. Que ce soit pour des soins dentaires, des places pour des matches ou des vacances tout frais payés. Mais en échange, certains joueurs n’auraient pas hésité à lui demander quelques services.
En parallèle, Sanhadji choyait également sa hiérarchie policière pour protéger sa position : places VIP au Stade de France, maillots dédicacés et invitations privées à Clairefontaine offerts à des haut gradés de la CRS susceptibles de faire évoluer sa carrière. « Si ça sort, ça sera ma fin », avouait-il à Mattéo Guendouzi en fin d’année 2024. Le scandale est désormais public.
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