Cristiano Ronaldo, la sanction est tombée
Grâce à son succès probant face au Danemark (2-4) en Ligue des Nations, le Portugal a envoyé un signal fort sur le terrain, jeudi, au lendemain du psychodrame vécu par la Seleçao avec le départ tonitruant de sa star, Cristiano Ronaldo. Pourtant, au coup de sifflet final au Parken Stadium, l’ambiance oscillait entre satisfaction tactique et gestion méticuleuse d’une affaire hors norme. Face à cette tempête médiatique, le vestiaire et le sélectionneur Jorge Jesus ont dû peser leurs mots.
Sur la pelouse, les hommes de Jorge Jesus ont affiché un visage séduisant et solidaire. Titularisé à la pointe de l’attaque, Gonçalo Ramos a une nouvelle fois répondu présent en trouvant le chemin des filets. Interrogé sur les remous des dernières heures, l’attaquant a préféré balayer toute distraction : « Cette histoire ne nous a pas influencés. Nous voulons gagner tous les matchs, c’est ce que nous avons fait. » Un constat partagé par Francisco Trincão, qui rappelle le devoir de réserve et le professionnalisme exigés dans ces moments de tension : « Nous représentons la sélection nationale et le Portugal, nous devons donner le meilleur de nous-mêmes. »
Du côté des milieux de terrain, maîtres du jeu lors de cette partie, l’objectif était clair : faire abstraction du bruit ambiant. Vitinha, auteur d’une prestation aboutie et d’un but de la tête sur une offre de Bruno Fernandes, s’est félicité de la réponse collective : « Nous avons essayé de rester en dehors de cette histoire pour nous concentrer sur le match. C’était une performance incroyable et je félicite toute l’équipe. » Quant à Nuno Mendes, le latéral parisien a rappelé la priorité du groupe : « C’est un joueur de l’équipe nationale, mais nous nous concentrons sur ce que le sélectionneur nous propose. Le reste ne dépend pas de nous. »
En coulisses, la consigne d’esquiver le sujet semblait pourtant bel et bien donnée. Renato Veiga a laissé filtrer la gêne ambiante au moment d’évoquer la superstar : « Je suis très proche de Cris, mais j’ai reçu des indications pour ne pas parler de ce sujet », a glissé le joueur de Villarreal avant de couper court, jetant un regard hésitant autour de lui et lançant: « je ne peux pas ». Héritier du mythique maillot numéro 7 pour cette rencontre, Rafael Leão a joué la carte du respect tout en recadrant le débat : « Cris est une idole pour moi. J’ai essayé d’honorer ce maillot, mais cette situation ne nous concerne pas. Le plus important, c’est le groupe et notre réaction collective. »
Face aux journalistes, Jorge Jesus a assumé ses choix stratégiques tout en saluant l’adhésion de ses troupes. S’il a rappelé que Cristiano Ronaldo restait « un symbole et une figure » intouchable du football portugais, le technicien de 72 ans a fermé le dossier jusqu’à la fin du rassemblement : « Pour l’instant, nous avons un match au Dragão contre la Norvège. Ensuite, on parlera de ce thème sans l’esquiver. Ce qui importe, c’est que les événements ne divisent pas le groupe. Les joueurs croient en mes idées. » Une réponse ferme pour sceller, au moins provisoirement, la paix sociale au sein de la sélection.
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