Côte d’Ivoire : Un budget 2027 de près de 18 500 milliards FCFA, dont 100 milliards pour le fonds souverain

Côte d’Ivoire : Un budget 2027 de près de 18 500 milliards FCFA, dont 100 milliards pour le fonds souverain

Un État qui encaisse plus qu’il n’avait prévu, puis qui décide d’investir l’excédent dans son propre avenir. C’est ainsi que la Côte d’Ivoire écrit la page de transition entre un exercice 2025 bien clos et un budget 2027 résolument tourné vers l’ambition.

Le Conseil des ministres, réuni ce 14 octobre, a adopté le projet de loi de finances pour 2027, accompagné de la loi de règlement du budget 2025. Le premier texte regarde devant, le second solde le passé.

Le budget 2027 s’équilibre en ressources et en charges à 18 466,1 milliards FCFA, contre 17 350,2 milliards en 2026. Il repose sur des hypothèses de croissance du PIB de 6,6% en 2027, après 6,2% en 2026, dans un contexte mondial supposé plus porteur (3,4% contre 3%). Le déficit public, c’est-à-dire l’écart entre les dépenses et les recettes de l’État, doit se réduire à 3,5% du PIB, contre 3,8% l’an passé.

Ce rythme de consolidation budgétaire reste fidèle à la trajectoire du Plan national de développement (PND) 2026-2030.

L’architecture du budget 2027 compte 27 dotations et 160 programmes, dont 40 comptes spéciaux du Trésor, ces enveloppes dédiées à des missions précises et gérées à part du budget général.

Le fonds souverain, pièce maîtresse des réformes

Le texte consacre ‘’l’amorce de certaines grandes réformes”, selon le porte-parole du gouvernement Amadou Coulibaly, au premier rang desquelles le Fonds souverain de Côte d’Ivoire. Un fonds souverain est un véhicule d’investissement public, alimenté par l’État pour placer ses ressources sur le long terme, constituer une épargne collective ou financer des projets stratégiques. Son mécanisme de financement entrera en vigueur avec 100 milliards FCFA, ‘’mobilisés pour le démarrage de ses activités”. Ce montant représente environ 0,5% du budget global ; une mise de départ plus qu’un point d’arrivée.

À cette dotation s’ajoutent 70 milliards FCFA destinés aux études préalables, qui permettent de structurer les dossiers, de convaincre les bailleurs et d’exécuter correctement les projets du PND. Le gouvernement entend ainsi accélérer la mise en œuvre de son plan quinquennal en soignant la phase de préparation, souvent le maillon faible des grands chantiers.

2025, un exercice sous le signe de l’excédent

La loi de règlement dresse le bilan de l’année écoulée. Initialement fixé à 15 339,2 milliards FCFA, le budget 2025 a été relevé à 15 464,1 milliards en cours d’année (+125 milliards FCFA) pour financer des opérations prioritaires. Les recettes ont atteint 15 654,2 milliards FCFA, soit 101,2 % des prévisions, tandis que les dépenses se sont limitées à 15 285,1 milliards FCFA, soit 98,8% d’exécution. Il en résulte un excédent de trésorerie de 369,1 milliards FCFA.

Le gouvernement l’attribue à 3 leviers : un meilleur recouvrement des recettes ; la maîtrise des charges de fonctionnement ; et une gestion prudente de la dette. La performance des programmes publics progresse également : 92,3% des cibles ont été atteintes, contre 90,2% en 2024 et 85,4% en 2023. La Cour des comptes a délivré une déclaration générale de conformité, gage de crédibilité pour les partenaires financiers du pays.

Les deux textes sont désormais soumis à l’approbation du Parlement.

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

📰 Original Source Attribution

Reported by sikafinance.com.

Read Original Report at sikafinance.com ↗
Share: WhatsApp WhatsApp
💬

Comments (0)

Join the Conversation

No comments yet. Be the first to share your opinion!

You may like