Ils ont fui à l’étranger et vidé leurs comptes en banque face à la situation en Russie, craignant une mobilisation forcée de grande ampleur
Le conflit entre la Russie et l’Ukraine continue de faire des dégâts. Depuis de nombreuses années, les deux nations se livrent une bataille aux conséquences internationales. En dehors des pertes en vies humaines et des dégâts matériels, ce conflit à un impact direct sur l’économie de nombreux pays mais aussi sur l’énergie. Malgré les espoirs et les pourparlers, la guerre continue entre les deux pays. Toutefois, les choses devraient se calmer entre les deux pays.
C’est une information surprenante qu’a lâché le président des États-Unis, connu pour ses décisions polémiques, sur Truth Social. En effet, ce dimanche 11 octobre, l’homme politique a révélé qu’un “accord de cessez-le-feu énergétique” a été conclu entre l’Ukraine et la Russie. Une pause qui prenait effet “immédiatement”. “Les deux parties l’ont accepté, ne le rompez pas !”, a-t-il assuré. Une information qui n’a pas manqué de faire réagir Volodymyr Zelensky.
Ce dernier n’a pas caché sa surprise face à cette annonce. En effet, le président de l’Ukraine a confié auprès d’Axios ne pas être au courant de ce cessez-le-feu. Cependant, ce dernier n’est pas contre. “Mais si les Russes acceptent un cessez-le-feu sur l’énergie, l’Ukraine est d’accord”, a-t-il ajouté, comme l’a rapporté BFMTV. Une pause qui devrait faire du bien au pays qui essuie énormément de pertes. Par contre, les populations sont loin d’être convaincues. Et beaucoup tentent de prendre la fuite.
Sur le front ukrainien, la réalité des chiffres dresse un bilan particulièrement lourd pour les troupes de Moscou. Face aux énormes pertes en vie humaine du côté de la Russie depuis le début du conflit, le recrutement sur la base du volontariat accuse un ralentissement brutal dans plusieurs régions du pays. Sur la ligne de front, la statistique est glaçante.
En effet, l’espérance de vie moyenne d’une nouvelle recrue envoyée au combat ne dépasserait pas les 20 à 30 minutes. Face à ce taux d’attrition vertigineux et pour combler des rangs dégarnis, Moscou se préparerait, selon les services de renseignement ukrainiens, à mobiliser plusieurs centaines de milliers d’hommes supplémentaires. Une perspective d’appel sous les drapeaux qui résonne comme un signal d’alarme pour une large partie de la population masculine. Résultat, ces derniers sont prêts à tout pour échapper à l’incorporation d’urgence.
La peur d’une nouvelle vague de conscription provoque une onde de choc visible bien au-delà des casernes. Aux postes-frontières vers la Géorgie ou l’Arménie, l’affluence rappelle les pires heures de l’exode de 2022. L’ONG Idite Lesom, spécialisée dans l’accompagnement des déserteurs, alerte sur une explosion des demandes d’aide au départ. L’organisation a enregistré des chiffres passant de 1000 demandes quotidiennes en juillet à plus de 10.000 par jour en août. Rien qu’au poste de Verkhni Lars, les autorités ont comptabilisé plus de 113.000 traversées en une seule semaine, avec des pics allant jusqu’à 20.000 départs en une journée, comme le précise Ouest-France.
Mais l’inquiétude ne se lit pas seulement sur les routes. En effet, elle embrasse aussi le secteur financier. Pris d’une panique légitime quant à l’avenir de leurs économies et à la stabilité du pays, les épargnants prennent d’assaut les guichets automatiques. Le phénomène prend une ampleur inédite avec des retraits massifs. Précisément 3,8 milliards d’euros en juin, 6,2 milliards en juillet, et déjà près de 3 milliards d’euros envolés sur les quinze premiers jours d’août. De quoi en dire long sur la situation.
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