Louis de Funès : il avait vendu ses trois propriétés pour un château de 30 pièces, mais ne rêvait que d’une chose une fois installé
Louis de Funès a beau avoir fait rire des générations de Français, sa vie loin des caméras était bien différente de celle de ses personnages hauts en couleur. Comme le raconte AD Magazine, en 1967, le comédien fait un choix radical. Il acquiert le château de Clermont, une vaste propriété située en Loire-Atlantique, et se sépare de ses autres biens immobiliers. Pourtant, ce n’est pas tant le prestige du bâtiment qui semble l’avoir comblé que ce qu’il pouvait faire à l’extérieur. Car derrière les murs de cette propriété de 30 pièces se cachait un espace qui allait prendre une place considérable dans son quotidien.
Le château de Clermont n’était pas un achat immobilier comme les autres pour le couple. Avant de devenir la demeure de Louis de Funès, le domaine appartenait à la famille de Jeanne Barthélémy, sa seconde épouse, qu’il avait épousée en 1943. Pour elle, ce lieu possédait une signification particulière. Lorsque la propriété a été mise aux enchères en 1967, l’acteur a décidé de l’acquérir afin de permettre à sa femme de retrouver ce château lié à son enfance.
Pour financer ce projet, Louis de Funès a accepté de se séparer de trois biens : sa maison en région parisienne, son appartement parisien et sa résidence secondaire dans le sud de la France. Un choix qui témoignait de l’importance qu’il accordait à cette nouvelle vie, loin de l’agitation des grandes villes. Le domaine représentait toutefois un chantier conséquent. Construite au XVIIᵉ siècle, l’ancienne bâtisse nécessitait d’importants travaux de rénovation.
Avec ses 30 pièces et ses nombreuses dépendances, le château de Clermont avait de quoi impressionner. Mais c’était surtout son immense parc qui avait retenu l’attention du comédien. Le domaine s’étendait sur 30 hectares, dans un environnement verdoyant de Loire-Atlantique, entre la Loire et les vignobles du Muscadet. Un cadre qui lui offrait l’espace nécessaire pour s’adonner à une activité qu’il affectionne particulièrement : le jardinage.
Louis de Funès y avait fait notamment aménager une roseraie, dans laquelle il aimait passer du temps. Loin des tournages et de l’agitation du monde du cinéma, il pouvait se consacrer à ses plantations et profiter du calme de la campagne. Cette passion pour la botanique ne datait d’ailleurs pas de son installation à Clermont. Il avait déjà pris goût au jardinage dans sa maison familiale du Val-de-Marne, bien avant de devenir l’une des figures incontournables de la comédie française.
L’acteur a vécu au château de Clermont jusqu’à sa mort, en 1983. Après son décès, le domaine a peu à peu changé de fonction. En 1986, ses enfants le donnent à l’Association pour le développement des alternatives à l’hospitalisation, qui y accueille des personnes en situation de handicap. Faute de moyens suffisants pour entretenir une propriété aussi vaste, l’association s’en sépare en 2005.
L’ancienne bâtisse chargée d’histoire a ensuite été divisée en plusieurs logements, occupés à partir de 2009. Une partie du bâtiment, son ancienne orangerie, a également accueilli un musée consacré au comédien entre 2014 et 2016, avant que le projet ne prenne fin. Cette demeure conservait ainsi une place particulière dans l’histoire de Louis de Funès : celle d’un refuge où, derrière la célébrité et les rôles comiques, il avait surtout cherché le calme et le plaisir de jardiner.
Reported by lejournaldelamaison.fr.
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