Siguiri- Le ministre de la Justice Ibrahima Sory II Tounkara exige plus de rigueur : « Jugez les affaires rapidement »
Obtenez des mises à jour en temps réel directement sur votre appareil, abonnez-vous maintenant.
Siguiri — Dans le cadre du suivi de l’administration pénitentiaire et de l’amélioration de la gouvernance judiciaire, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, s’est rendu à Siguiri ce mercredi 6 octobre 2026, à la tête d’une importante délégation composée notamment de membres de son cabinet, de conseillers et de directeurs nationaux.
À son arrivée, le Garde des Sceaux a été accueilli par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Siguiri, le président du tribunal, ainsi que par les autorités préfectorales et communales, des représentants des femmes et plusieurs autorités morales.
Présente à Siguiri, dans le Mandén Tamban, la délégation ministérielle a également sacrifié aux usages et coutumes locaux. Elle a notamment rencontré le Sotikèmo de Siguiri, autorité morale, ainsi que les représentants des cinq clans.
Après cette étape, le ministre de la Justice s’est rendu à la maison d’arrêt de Siguiri pour s’enquérir des conditions de détention des prisonniers, hommes, femmes et enfants. Il a, à cette occasion, donné des instructions au régisseur sur les conditions de détention.
La délégation s’est ensuite rendue au tribunal de première instance de Siguiri, où le ministre a tenu une séance de travail avec le président du tribunal, le procureur de la République, le greffe et l’ensemble du personnel judiciaire.
Dans son intervention, Ibrahima Sory II Tounkara a expliqué les raisons de sa mission à Siguiri, indiquant agir sur instruction du président de la République.
« Je suis venu vous voir pour parler directement avec vous. Je suis en mission de Monsieur le président de la République, qui m’a demandé de venir voir comment vous travaillez, comment le tribunal se tient, comment la prison est tenue. C’est ce que j’ai fait. Quand je suis arrivé, je suis venu voir directement la prison. Je savais déjà beaucoup de choses sur la prison à travers les remontées de Monsieur le procureur général, Marwane Baldé. Je sais que la mission qui est la vôtre est difficile, je sais que vous travaillez dans des conditions difficiles, mais je suis là pour vous dire que les choses doivent changer maintenant », a-t-il déclaré.
Les frais judiciaires dans le viseur du ministre
Le Garde des Sceaux a particulièrement insisté sur la question des frais liés aux actes judiciaires. Il a demandé au président du tribunal, au procureur et au chef de greffe de veiller à leur application et à leur affichage au sein du tribunal.
« Je vais parler d’une situation particulière, Monsieur le président, le procureur et le chef de greffe : c’est les actes judiciaires. Parfois, les frais sont fixés de façon fantaisiste. Donc, je vous demanderai d’afficher cet acte partout au niveau du tribunal », a instruit Ibrahima Sory II Tounkara.
Le ministre a également appelé le procureur de la République à renforcer le contrôle du travail des officiers de police judiciaire.
« Veillez sur le travail des officiers de la police judiciaire, c’est important. Des fois, il y a des citoyens qui restent dans les unités de police, les unités de gendarmerie pendant des semaines. Ce n’est pas normal. Le délai de garde à vue, vous le connaissez. Il y a des procédures qui viennent qui ne sont même pas remontées au procureur. Vous devez procéder à des inspections inopinées, la loi vous le permet. Vous ne devez pas rester au bureau, vous devez chercher à savoir ce qui se passe dans ces unités », a-t-il martelé.
Il a aussi insisté sur la nécessité d’accélérer l’audiencement des affaires afin d’éviter les retards dans le traitement des dossiers.
« L’audiencement des affaires, vous devez y veiller. Vous devez faire de telle sorte que les affaires puissent être jugées rapidement », a-t-il ajouté.
S’adressant au greffe, le ministre a de nouveau évoqué la question des frais d’expédition des actes judiciaires, estimant que leur coût peut empêcher certains justiciables de récupérer leurs documents.
« Monsieur le président, le greffe relève de vous. Les frais d’expédition, il y a des justiciables qui ne viennent pas récupérer les expéditions parce qu’ils n’ont pas de moyens, parce qu’on surfacture. C’est pourquoi je veux que vous affichiez [les tarifs]. C’est à vous de veiller sur tout cela », a-t-il insisté.
À l’issue de cette étape, la délégation ministérielle conduite par le ministre de la Justice a regagné Kankan, où une nouvelle étape de la mission est prévue dans le ressort de la Cour d’appel de Kankan.
Nouhan Konaté, correspondant régional basé à Siguiri
Obtenez des mises à jour en temps réel directement sur votre appareil, abonnez-vous maintenant.
SIMA 2026 : Ibrahima Koné, DG de Horoya, panéliste à Dakar
AGB2A-GIC : Ahmed Kanté à l’ORDEF, la société dénonce des « faits calomnieux »
Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.
Ce site utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que vous êtes d’accord avec cela, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En savoir plus
ACCUEIL GUINEE Politique Economie Societé Culture MEDIAGUINEETV MEDIAGUINEETV Mamadi Doumbouya à la CEDEAO : « les sanctions ne sont pas la solution »
Boubacar Yacine Diallo : « en tant que président de la HAC…, si j’ai reçu du…
Cardinal Robert Sarah : « l’autorité des pères, ce n’est pas pour écraser leurs…
Elhadj Madifing Diané évoque la médiation du Président Ahmed Sékou Touré dans la…
Reported by mediaguinee.com.
Read Original Report at mediaguinee.com ↗
Comments (0)
No comments yet. Be the first to share your opinion!