Cote d’Ivoire : la première défaite d’Hervé Renard met en lumière une contradiction
No results Hervé Renard en conférence de presse (Iconsport) Avant le Cameroun, le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, Hervé Renard, refusait de parler de match amical. Résultat : dix changements dans le onze et une première défaite depuis son retour.
« Au niveau international, il n’y a pas de matchs amicaux. » Avant de recevoir le Cameroun samedi, Hervé Renard avait demandé à ses joueurs d’aborder ce derby avec le même sérieux qu’une rencontre officielle. Quelques heures plus tard, le sélectionneur procédait pourtant à dix changements dans son onze de départ et concédait sa première défaite depuis son retour sur le banc ivoirien (0-1).
Le contraste est frappant, même si le technicien avait une vraie raison de prendre ce risque : sa première liste avait déjà marqué une volonté de renouvellement avec huit nouveaux joueurs.
Seul Emmanuel Agbadou a conservé sa place par rapport à la victoire contre la Somalie. Franck Kessié, Yahia Fofana, Evan Ndicka et Elye Wahi ont commencé sur le banc, tandis que Christ Tapé, Kassoum Ouattara et Amadou Koné honoraient leur première sélection.
Face à un Cameroun beaucoup moins bouleversé, cette Côte d’Ivoire expérimentale a logiquement manqué d’automatismes. Bil Nsongo en a profité pour inscrire l’unique but de la rencontre dès la 46e minute.
Côte d’Ivoire : Défaite contre le Cameroun (0-1), Hervé Renard : « J’assume la responsabilité… Je voulais faire tourner l’équipe » https://t.co/lW6mvKkmkM
Renard n’a pas cherché d’excuse. « J’assume la responsabilité de cette défaite. Je voulais faire tourner l’équipe. J’ai pris des risques avec le onze de départ, car c’était la seule occasion de tester les nouveaux joueurs », a-t-il expliqué.
Son raisonnement se défend. Un sélectionneur ne peut pas réclamer davantage de concurrence sans donner une vraie chance aux solutions de remplacement. Mais après son discours d’avant-match, le résultat est plus difficile à banaliser. Yan Diomandé l’a d’ailleurs résumé avec franchise : « Le coach voulait essayer quelque chose. Malheureusement, cela n’a pas marché ».
Le revers reste sans gravité comptable et intervient après deux victoires en matchs officiels. Mais il permet déjà de mesurer l’écart entre certains nouveaux venus et les cadres habituels.
Les entrées d’Elye Wahi, Yan Diomandé, Evan Ndicka ou Malick Yalcouyé n’ont d’ailleurs pas suffi à renverser une équipe camerounaise disciplinée. Le problème ne venait donc pas seulement du onze initial.
🟠 Herve Renard, sélectionneur de la Côte d’Ivoire: « Le Cameroun a fait un très bon match, c’était une équipe difficile. J’assume l’entière responsabilité des risques que j’ai pris. Je sais, c’est un risque qui est parfois difficile à comprendre mais ça fait partie du travail […] Parce qu’en novembre il y aura deux matches qualificatifs. En mars, il y aura deux matches qualificatifs donc il n’y aura plus le temps d’essayer quoi que ce soit. C’était ma seule possibilité de voir les nouveaux joueurs à l’œuvre […] Je tire énormément d’enseignements sur chaque joueur et ce qu’ils vont pouvoir m’apporter par la suite. Donc c’est pour ça que j’ai pris le risque ». 🐘🇨🇮 📸 Nehemie Uzuel Photographie
C’est un premier avertissement pour Renard. Revenu avec le prestige du sacre de 2015, le Français dispose encore d’un crédit solide. Mais il devra rapidement trouver l’équilibre entre deux impératifs : continuer à tester son groupe et préserver cette culture du résultat qu’il réclame lui-même à ses joueurs.
Le football m’accompagne depuis l’enfance, et j’ai eu la chance d’en faire mon métier il y a plus de 20 ans. Depuis, j’écris, j’analyse, je râle parfois devant un match et je continue surtout à aimer raconter ceux qui font ce sport. Fan inconditionnel des Fennecs, je garde évidemment un œil très attentif sur tout ce qui touche au football algérien. Si vous aimez le foot avec passion, curiosité et un peu de mauvaise foi assumée, on devrait bien s’entendre.
Comments (0)
No comments yet. Be the first to share your opinion!