Comment s’appelle la femelle du gnou ?

Comment s’appelle la femelle du gnou ?

Vivre avec son Chien Alimentation du Chien Santé du Chien Adoption d’un Chien Education du Chien Races de Chien Autour du Chien Assurance Chien Chats Vivre avec son Chat Alimentation du Chat Santé du Chat Adoption d’un Chat Education du Chat Races de Chat Autour du Chat Assurance Chat Animaux de Compagnie Rongeurs Domestiques Hamster Lapin Chinchilla Cochon d’Inde Souris Domestique Rat Domestique Reptiles Domestiques Oiseaux Domestiques Conseils Pratiques Assurance Animaux Animaux Domestiques Poule Basse-Cour Furet Cheval Poney Ane Cochon Mouton Vache Chèvre Animaux Sauvages Mammifères Oiseaux Insectes Poissons Reptiles Amphibiens Crustacés Araignées Mollusques Anecdotes Insolites Aquariophilie Assurance Animaux Vous êtes ici : Brèves animalières > Brèves animaux sauvages > Comment s’appelle la femelle du gnou ? Comment s’appelle la femelle du gnou ? Le nom de l’animal est atypique et difficile à prononcer pour un Français. Comment peut bien s’appeler la femelle ? Porte-t-elle le même nom que le mâle ? Faut-il simplement ajouter un “e” final ? Ou change-t-on complètement l’appellation comme c’est le cas du sanglier et la laie, par exemple ? Nous allons vous répondre et la rencontrer là où elle vit : au cœur de la savane d’Afrique de l’Est, entourée de plus d’un million de ses semblables.

Notre voyage se déroule dans le Serengeti, en Tanzanie, et son prolongement kényan, le Masaï Mara. Le paysage est exceptionnel : d’immenses prairies de graminées, parsemées d’acacias s’y déploient. Le climat alterne entre saison des pluies, de novembre à mai environ, et saison sèche. Tous les organismes vivants s’accordent à ce rythme : quand la pluie tombe, la végétation pousse et ce sont des populations entières d’herbivores qui profitent de l’abondance ; quand elle cesse, la végétation se réduit et les herbivores partent.

Le roi de ces plaines est le gnou bleu, appelé aussi gnou à queue noire, Connochaetes taurinus de nom scientifique. Avec environ 1,25 million d’individus, il constitue la population d’herbivores la plus imposante du Serengeti.

Si certains lui prêtent une allure de petit taureau barbu, le gnou est en réalité une antilope, ce qui ne l’empêche pas d’appartenir à la famille des bovidés. C’est un brouteur, ce qui signifie qu’il se nourrit presqu’exclusivement d’herbes. En tant que ruminant, comme la vache, il fait remonter l’herbe avalée pour la mâcher une seconde fois et en tirer un maximum d’énergie.

Le mot gnou est généralement rattaché à un terme khoïkhoï (langue africaine) désignant l’animal. Mais son étymologie exacte est discutée. Quant à la femelle du gnou, elle est désignée en français comme “maroufle”. C’est un mot français ancien : l’Académie française le donne comme un terme masculin ancien signifiant notamment “homme grossier”, dérivé de maraud. Le terme désignant la femelle du gnou n’a manifestement pas été créé à l’origine pour cet animal. L’histoire du transfert de ce mot au vocabulaire zoologique est encore à éclaircir.

Les scientifiques anglophones, eux, vont chercher le vocabulaire de l’élevage et désignent simplement par “cow”, vache, la femelle et “bull”, taureau, pour le mâle. Selon la même logique, “calf”, veau, désigne le petit.

Le gnou est extrêmement grégaire et ne forme pas de couple durable. Sa stratégie de survie, c’est le troupeau. Dans une savane ouverte qui n’offre aucune cachette, la meilleure défense contre les prédateurs consiste à se fondre dans la masse. Pour s’en sortir face aux lions (Panthera leo) ou aux hyènes tachetées (Crocuta crocuta) qui rôdent, le nombre permet d’augmenter la surveillance et repérer le danger, chaque membre du groupe risquant statistiquement moins d’être la cible choisie pour le repas.

Un troupeau de gnous n’est toutefois pas un bloc uniforme. Les femelles vivent aux côtés de leurs petits. De leur côté, les jeunes mâles, en grandissant, quittent le groupe pour rejoindre des troupeaux de célibataires. Les mâles adultes les plus robustes deviennent territoriaux : chacun défend une parcelle et tente d’y retenir les femelles qui y passent.

Dans le Serengeti, cette structure est en mouvement perpétuel. Chaque année, les gnous décrivent une grande boucle entre le sud de la Tanzanie et le Kenya, suivant les pluies et donc l’herbe fraîche. Ils côtoient les zèbres des plaines (Equus quagga) et les gazelles de Thomson (Eudorcas thomsonii). Lorsqu’ils franchissent la rivière Mara, ils doivent se méfier des crocodiles du Nil (Crocodylus niloticus). À chaque halte, on peut observer les mâles défendre des territoires éphémères, qui disparaissent dès que le groupe repart

La femelle peut être fécondée dès 16 mois mais on observe qu’elle ne donne naissance à son premier petit que vers 28 mois en moyenne. Tout se joue pendant le rut, la période des accouplements, qui a lieu de mai à juillet dans le Serengeti, juste après la saison des pluies. L’herbe est riche et les femelles, bien nourrie, sont donc en bonne santé.

De leur côté, durant environ trois semaines, les mâles territoriaux ne mangent presque plus. Ils beuglent, se défient à coups de cornes et rassemblent autant de femelles que possible. Les femelles, elles, circulent d’un territoire à l’autre et s’accouplent souvent avec plusieurs mâles.

En 1977, Anthony Sinclair a proposé que le cycle lunaire puisse contribuer à synchroniser la reproduction. Une expérience menée en 2018 a apporté les premières preuves expérimentales qu’un autre mécanisme pouvait suffire : les vocalisations des mâles pendant le rut synchronisent fortement les cycles reproducteurs des femelles.

La gestation dure environ huit mois, 240 jours en moyenne, plus ou moins 11 jours. Ainsi, plus de 80 % des petits naissent en deux à trois semaines. Ainsi, environ 500 000 petits naissent en deux à trois semaines, vers janvier-février. Ce phénomène s’explique par ce que les biologistes appellent la “saturation des prédateurs” : hyènes et lions ne peuvent pas manger tous les petits disponibles. Ainsi, chaque nouveau-né a davantage de chances de s’en sortir.

Dans les années 1960, le zoologiste Richard Estes l’a vérifié dans le cratère du Ngorongoro : les petits nés dans de grands rassemblements mouraient beaucoup moins que ceux des petits groupes dispersés.

Le petit est un “suiveur”. Contrairement à beaucoup d’antilopes qui cachent leur nouveau-né dans les herbes, la mère gnou ne cherche pas à le dissimuler. Son petit doit donc la suivre dès la première heure. Il tient debout cinq à six minutes après être venu au monde et tète presque immédiatement. Il commence à brouter vers deux semaines mais continue de téter pendant environ huit mois.

On pourrait se dire que l’ignorance courante du nom de la femelle du gnou est une sorte d’écho à sa vie puisque toute sa stratégie repose sur l’art de ne pas se faire remarquer : s’accoupler en même temps que les autres, marcher au milieu des autres, mettre bas avec les autres. Le gnou reste un animal lointain que nous méconnaissons en Europe.

📰 Original Source Attribution

Reported by lemagdesanimaux.ouest-france.fr.

Read Original Report at lemagdesanimaux.ouest-france.fr ↗
Share: WhatsApp WhatsApp
💬

Comments (0)

Join the Conversation

No comments yet. Be the first to share your opinion!

You may like