Yvan, mordu par une vipère : « Même si j’avais perdu mon doigt, j’aurais pas pu en vouloir à l’animal puisque l’erreur, c’est moi qui l’ai commise. »

Yvan, mordu par une vipère : « Même si j’avais perdu mon doigt, j’aurais pas pu en vouloir à l’animal puisque l’erreur, c’est moi qui l’ai commise. »

Lors d’une sortie en France au printemps, Yvan se fait mordre par une vipère en croyant tout maîtriser. À l’hôpital, sa frayeur se transforme en leçon sur les bons réflexes et la part de responsabilité humaine.

Réveillé à l’hôpital après une morsure de vipère, Yvan a imaginé un scénario très simple : ouvrir les yeux avec un doigt en moins. L’accident est survenu en France, lors d’une sortie de terrain consacrée aux serpents. Chaque année, environ 300 personnes sont mordues par une vipère métropolitaine, essentiellement entre avril et septembre. Le plus souvent, elles s’en sortent, à condition d’être vues rapidement aux urgences.

Dans une vidéo sur la vipère péliade publiée sur chaîne YouTube « Animaux : Mode d’emploi », Yvan Kereun, zoologiste et vidéaste, détaille ce qui s’est passé et, surtout, ce qu’il aurait voulu faire différemment. Son message tient en deux idées fortes : aller se faire prendre en charge sans tarder et assumer que le serpent n’a fait que se défendre. De quoi transformer une peur très répandue en mode d’emploi concret face aux vipères françaises.

Au lendemain de sa morsure, Yvan se réveille à l’hôpital encore marqué par la peur ressentie quelques heures plus tôt. « Ce matin, à l’hôpital, je me suis réveillé et je me suis dit : “Et si je m’étais réveillé avec un doigt en moins ?” », raconte-t-il dans une vidéo publiée sur YouTube. Malgré cette frayeur, il refuse de rendre l’animal responsable de ce qui lui est arrivé : « Même si j’avais perdu mon doigt, je n’aurais pas pu en vouloir à l’animal, puisque l’erreur, c’est moi qui l’ai commise. »

Pour lui, le premier réflexe après une morsure doit être de rechercher rapidement une prise en charge médicale. « Par mesure de précaution, allez vous faire prendre en charge. Mettez votre ego et votre fierté de côté », insiste-t-il. Yvan refuse également de présenter la vipère comme un animal systématiquement « hyper dangereux » : « Ce n’est pas l’animal qui est dangereux, c’est ce que vous allez faire avec. » Son témoignage rappelle surtout une règle essentielle : une vipère sauvage ne doit jamais être manipulée et toute morsure nécessite une évaluation médicale rapide.

En France métropolitaine, les centres antipoison recensent quelques centaines de morsures de serpents par an, dont une majorité de vipères. En 2016, 369 cas ont été signalés, et près de 90 % entre avril et septembre. Une morsure sur deux environ n’injecte pas de venin, on parle alors de morsure « sèche ». Impossible pourtant de le savoir sur le moment, d’où l’importance de connaître quelques gestes simples.

Les spécialistes déconseillent fortement le garrot, les bandages compressifs, les incisions ou la succion, tout comme les pompes à venin de type Aspivenin, l’alcool, le café ou le thé. Ces pratiques peuvent aggraver les lésions ou retarder l’arrivée à l’hôpital. La conduite habituelle consiste à surveiller la victime plusieurs heures, évaluer l’extension de l’œdème et n’administrer un antivenin comme le Viperfav que dans les formes jugées sévères.

Avec le recul, Yvan reconnaît avoir pris un risque qu’il connaissait pourtant : « J’ai commis l’erreur de ne pas faire attention alors que je savais très bien », admet-il. Son conseil est simple lorsqu’on s’aventure dans une zone où des vipères peuvent être présentes : « Quand vous allez dans les hautes herbes, dans des coins à vipères, mettez des bottes. » Porter un pantalon long et des chaussures montantes permet également de mieux protéger les jambes et les chevilles.

La même prudence s’impose au jardin, notamment lorsqu’on travaille près d’une végétation dense. « Quand vous jardinez, mettez des gants. Ne vous baladez pas dans des buissons avec les chevilles découvertes, par exemple », recommande-t-il. Yvan rappelle enfin que la vipère péliade (Vipera berus) est elle-même en recul dans certaines parties de son aire de répartition : « La vipère berus voit son aire de répartition régresser à une vitesse phénoménale », souligne-t-il, évoquant notamment la prédation et la fragmentation de ses habitats.

Que ce soit pour dénicher la meilleure astuce pour faire fleurir vos hortensias ou pour vous souffler des idées déco tendance, j’ai toujours mon carnet de notes (et parfois mes gants de jardinage) sous la main. J’adore mélanger les genres : un jour, je rédige sur le potager en permaculture, le lendemain, je vous partage mes trouvailles mode ou des recettes faciles pour briller en cuisine. Mon crédo ? Cultiver le bonheur, que ce soit dans un massif de fleurs ou dans votre quotidien !

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