L’État renforce les capacités du corps préfectoral face au défi de l’orpaillage illégal
Face aux ravages environnementaux, sécuritaires et socio-économiques causés par l’orpaillage clandestin, le gouvernement ivoirien passe à la vitesse supérieure. Dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie nationale de sécurisation, l’État a décidé de renforcer considérablement les moyens d’action, le cadre juridique et les capacités opérationnelles du corps préfectoral. Représentants directs du Chef de l’État dans les régions et départements, les Préfets et Sous-Préfets se trouvent désormais en première ligne pour traquer et éradiquer ce fléau.
Longtemps cantonnés à un rôle de régulation administrative et de médiation sociale, les membres du corps préfectoral voient leurs prérogatives de sécurité de proximité consolidées. L’objectif affiché par le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité est d’octroyer aux autorités administratives locales tous les leviers nécessaires pour anticiper, identifier et fermer les sites d’extraction illégale d’or.
Ce renforcement stratégique s’articule autour de trois axes fondamentaux :
L’équipement et la logistique de terrain : Dotation en moyens de déplacement adaptés aux zones d’accès difficiles et renforcement des outils de transmission d’urgence.
La coordination des forces de sécurité : Autorité accrue sur les unités mixtes (Police, Gendarmerie, Eaux et Forêts) déployées lors des opérations d’évacuation et de démantèlement.
La maîtrise du renseignement territorial : Formation aux techniques modernes de collecte d’informations et de détection précoce des implantations clandestines.
Pour les autorités administratives, l’action répressive ne saurait porter ses fruits sans une réelle implication des acteurs locaux. Le corps préfectoral est ainsi chargé d’intensifier le dialogue avec les Rois, chefs traditionnels et propriétaires fonciers afin d’interrompre le soutien logistique et la mise à disposition de terres agricoles aux orpailleurs clandestins.
En associant la fermeté de l’autorité républicaine à la sensibilisation communautaire, les préfets et sous-préfets entendent préserver la paix sociale, éviter l’infiltration de réseaux criminels transfrontaliers et protéger les cours d’eau menacés par la pollution au mercure et au cyanure.
Par ce plan de renforcement opérationnel, l’État ivoirien réaffirme sa souveraineté sur l’ensemble du territoire national. En faisant du corps préfectoral le fer de lance de la lutte contre l’orpaillage illégal, le gouvernement envoie un signal clair : la restauration de l’ordre public et la protection du patrimoine national demeurent une priorité absolue.
Source : Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité / Direction Générale de l’Administration Territoriale
Enregistrer mon nom, email et site web dans ce navigateur pour la prochaine fois que je commenterai.